Ouverture (E.D. 2000)
Il n'est pas de hasard,
il est des rendez-vous,
pas de coïncidence.
Aller vers son destin,
l'amour au creux des mains,
la démarche paisible.
Porter au fond de soi,
l'intuition qui flamboie,
l'aventure belle et pure.
Celle qui nous révèle,
superbes et enfantins,
au plus profond de l'âme.
Porté par l'allégresse,
et la douceur de vivre,
de l'été qui commence.
La rumeur de Paris,
comme une symphonie,
comme la mer qui balance.
J'arrive au rendez-vous,
dans l'épaisse fumée,
le monde me bouscule.
Réfugié dans un coin
et observant de loin
la foule qui ondule.
Mais le choc imminent,
sublime et aveuglant,
Sans prévenir arrive.
Je m'avance et je vois,
que tu viens comme moi,
d'une planète invisible.
Où la pudeur du coeur
impose le respect,
la confiance sereine.
Et plus tu t'ouvres à moi
et plus je m'aperçois
que lentement je m'ouvre.
Et plus je m'ouvre à toi
et plus je m'aperçois
que lentement tu t'ouvres.
Il fut long le chemin
et les pièges nombreux
avant que l'on se trouve.
Il fut long le chemin
les mirages nombreux
avant que l'on se trouve.
Ce n'est pas un hasard,
c'est notre rendez-vous,
pas une coïncidence.