L’Homme qui marche est le titre d’une sculpture célèbre de Giacometti : un homme filiforme avance, le buste incliné en avant, les pieds énormes et comme englués dans la glaise : la métaphore de nos aspirations spirituelles ?
Personnage central de cette adaptation chorégraphique de l’univers de Dostoïevski, Farid Ounchiouene est « L’homme qui marche », un passeur : il transmet le verbe et partage le mouvement.
Sur scène, trois danseurs – de formation Hip Hop et contemporain - et un musicien arpentent avec « l’Homme qui marche » un territoire imaginaire. Hommes ou femme, ils existent à peine en tant que personnages. Peut-être sont-ils seulement des reflets de cet homme ; ou encore ses ombres qui, progressivement, s’émancipent ?
Pétris de la violence des Carnets du sous-sol, ils déambulent dans le Rêve d’un homme ridicule. Ils y croisent l’Idiot et Le Crocodile et questionnent avec eux la condition faite à l’humain.
Dans ce dédale, les frontières de la réalité s’estompent, Il ne s’agit plus d’un récit… C’est d’abord un songe, un voyage, une traversée.
Avec : Farid Ounchiouene / Nikola Krizkova / Eddy Cadiche / Ezio Schiavulli / Olivier Samouillan.
Module Pro réalisé par Bord-Cadre – à la Maison des métallos (Paris – 11ème) / Mars 2014.