Roberto De Zerbi était en conférence de presse à la veille de Reims-OM et s'est exprimé sur le cas de Mason Greenwood.
"C'est quelqu'un que j'adore vraiment, comme c'est aussi le cas avec son père. Il a passé un moment un peu difficile ces derniers mois avec la naissance d'une fille. Il n'est pas habitué à jouer des saisons intenses en étant acteur principal. Il n'a pas poussé à 100% et sa condition physique a baissé. Mon projet c'est de créer quelque chose. Luis Enrique à Paris, il a créé une âme, une manière de penser, par exemple. Il a accepté de s'entraîner avant le groupe. Il s'est très bien entraîné cette semaine. Quand il pousse et qu'il se sent bien, dans mon équipe, c'est lui qui joue avec 10 autres joueurs. S'il ne le fait pas, pas parce qu'il est un mauvais garçon, et bien il doit rester sur le banc. Demain, il jouera."
L'Anglais sera donc de retour dans le onze de départ après deux matches commencés sur le banc, face à Lens au Vélodrome et surtout à Paris, pour la rencontre la plus importante de la saison des Olympiens.
Question sérieux et discipline, "Roby" aimerait qu’il s’inspire des grands frères "Pilou" Hojbjerg, "Adri" Rabiot ou "Leo" Balerdi. Greenwood a un petit truc en plus, beaucoup de talent, qui lui a souvent permis de sortir du lot, de déposer la cerise sur le gâteau (16 buts, 3 passes décisives en 28 apparitions). Mais quand l’hiver vient l’arbre pousse moins bien, et ne saurait toujours cacher sa forêt.
Le jeune homme n’est pas dupe, sait qu’il a perdu beaucoup de crédit et souhaite reconquérir un entraîneur qui avait jadis changé de système pour le mettre à l’aise. Un entraîneur qui l’estime incapable de se plier aux tâches défensives, de répéter les efforts autrement que pour lui, malgré des progrès notables (mais éphémères) en fin d’année civile. Un entraîneur, enfin, qui préfère, à l’orée d’un sprint final déterminant pour l’avenir de son club, miser sur le besogneux Bilal Nadir derrière Amine Gouiri, pour l’instant irréprochable techniquement (comme Greenwood) et dans l’engagement (contrairement à l'incriminé). "Dernièrement… Angers, Nice, Nantes. Il y a beaucoup trop de matches durant lesquels il a cru que marquer un penalty, claquer une belle frappe ou une bonne passe, lui donnait le droit de se cacher en phase défensive. En pensant cela, il a fait une grosse erreur", souffle un proche du vestiaire.