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"À ce rythme-là, on va devenir un pays du tiers-monde" : au Pontet, la baisse du pouvoir d’achat inquiète

2025-11-07 9 Dailymotion

Les terrains de boules sont des lieux qui rassemblent. On vient évidemment pour jouer. Pour se retrouver aussi. Au boulodrome du Pontet (https://www.laprovence.com/article/sports/3085925504971114/le-nom-de-guy-barbereau-president-fondateur-de-lentente-bouliste-pontetienne-donne-a-une-salle-du-boulodrome), les habitués savent qu’il y aura toujours des collègues pour faire équipe et disputer quelques parties l’après-midi, de préférence les lundi, mardi et jeudi. L’ambiance est à la détente. Il arrive également que les sujets d’actualité se glissent dans les conversations. Depuis quelque temps, ce n’est pas ce qui manque.
"On fait en sorte que ça n’empiète pas sur le jeu, mais des fois, c’est plus fort que nous, on en parle", admet Raphaël, 44 ans. "L’insécurité, les incivilités de tout ordre et les difficultés à joindre les deux bouts" viennent en force. Des thématiques qui se déclinent à échelle locale, sur un plan personnel.
"Comme partout ailleurs, ça se dégrade ici", déplore Raphaël. Coincé entre Avignon, une zone commerciale géante et une voie rapide qui accentue l'impression d'un certain isolement, Le Pontet pourrait donner l’impression d’accumuler les handicaps. C’est vrai pour certains. Pour d’autres, c’est beaucoup plus nuancé.
"Grâce à de nombreuses initiatives, il y a de la vie, rappelle Gérard (68 ans) qui, avec son épouse, contribue justement à animer cette ville de 18 000 habitants à travers leur association culturelle "Planète bleue" (https://www.laprovence.com/article/sante/33716552833529/tous-mobilises-pour-offrir-un-fauteuil-roulant-electrique-a-abdel-jeune-adolescent-du-pontet). Pour qu’une commune se dynamise, il n’y a pas de secret, il faut se mobiliser et ici, on en a l’opportunité."
"Vous vous rendez compte que ma grand-mère, 88 ans, peine à se chauffer"
Originaire de Lyon, cet ancien footballeur professionnel (OL, Avignon, Auxerre, PSG, Rennes, Nîmes, Orléans) s’est installé au Pontet depuis 1998. Il ne le regrette pas. Tout comme Richard, même s’il reconnaît qu'"aucune ville n’échappe vraiment au manque de civisme ambiant (https://www.laprovence.com/article/economie/7762845953565314/lutter-contre-les-incivilites-des-entreprises-sengagent-aux-cotes-de-la-republique-independante-de-marseille)". Au-delà du Pontet, celui-ci se répand également dans le football amateur, un milieu que cet ancien joueur-éducateur de 68 ans connaît très bien et qu’à la lumière de ce qu’il observe dans les catégories de jeunes, il considère comme "un reflet de la société". "Il n’y a plus d’autorité", soupire Richard.