Au seuil des années 2000, Airbus lance un chantier titanesque, un véritable paquebot des airs, à 10 milliards d’euros : l’A380. Ce pari risqué, alors que les attentats du 11-septembre redistribuent les cartes du transport aérien, affecte durablement l’entreprise, et ouvre une décennie douloureuse, entre crash du Rio-Paris et affaires chez EADS.