Trois jours après la déroute à Bruges, l'OM a encore perdu gros à Paris après avoir pourtant mené 2-0 et maîtrisé la rencontre pendant 80 minutes. Roberto De Zerbi, dont les changements ont posé question et semblé bouleverser l'équilibre de son équipe à cause d'entrants pas au niveau, est apparu marqué, sans surprise, mais déterminé à redresser la barre mardi contre Rennes, un match vital pour la suite de la saison.
Comment expliquez-vous la fin de match et comment vivez-vous ?
Je le vis mal, très mal. C'est difficile de l'expliquer, on a dominé 80 minutes et les 10 dernières tout s'est éteint… Certains ont joué au hasard, ont glissé, ont perdu la balle facilement… Les matches durent 100 minutes, pas 80, mais au-delà de ça il faut avoir faim, c'est la première qualité à avoir. Je l'ai aussi dit aux joueurs.
Le prochain rendez-vous arrive très vite avec Rennes, avez-vous encore la force de retourner la situation en votre faveur ?
Je pense que l'on peut battre n'importe quelle équipe mais tant qu'on ne comprend pas que ce que l'on fait ne suffit pas… Le match contre Rennes peut se jouer ce soir ou dans un an, il faut en mettre plus qu'en ce moment…
Comment analysez-vous le match de Rulli qui a encore fait une erreur trois jours après Bruges ? Sentez-vous qu'il est en manque de confiance ?
Il a fait deux erreurs comme tout le monde peut en faire, mais à 32 ans, s'il manque de confiance c'est grave et l'on doit s'inquiéter.
Vous semblez marqué par ce nul qui ressemble à une défaite, comment allez-vous retrouver la flamme et repartir à la guerre mardi contre Rennes ?
Ne vous inquiétez pas pour moi, je suis prêt à aller à la guerre aujourd'hui, demain, après-demain… Je viens du football d'en bas, j'ai commencé à entraîner en cinquième division italienne, je suis habitué à me battre, toujours. Je m'énerve parce que cette équipe peut faire bien plus, je prends mes responsabilités, mais je ne suis pas abattu, je suis prêt à jouer contre Rennes dans dix minutes s'il le fallait. Je ne peux pas vous dire tout ce que je pense, ce n'est pas un manque de respect pour vous mais je réserve cela au sein du vestiaire, en salle de réunion. Mais encore une fois, ne vous inquiétez pas pour moi, je viens de la merde.