Dans l'univers si particulier du football, la formule "the right man in the right place" est parfois incomplète. Elle ne prend pas en compte l'instant T et le bon timing. Prenez Pablo Longoria. Était-il la bonne personne au bon endroit quand Frank McCourt l'a nommé pour succéder à Jacques-Henri Eyraud, honni par les supporters et décrié pour avoir pris trop de distance avec le rectangle vert ?
En cette fin d'hiver 2021, il fallait remettre le ballon rond au centre du jeu. Le jeune Espagnol présentait les caractéristiques idoines, avec son énorme carnet d'adresses, ses réseaux d'agents, sa connaissance pointue du terrain et des joueurs. A-t-il failli dans sa mission ? Pas durant les trente premiers mois durant lesquels il a brillé, aux côtés de Jorge Sampaoli, puis Igor Tudor. La suite fut plus compliquée, quand il lui a fallu prendre de la hauteur pour enfiler le costume d'un président au dessus de la mêlée, rôle à contre-nature. À force de s'élever, il a fini sur la lune. Jusqu'au crash.
De qui et de quoi a besoin l'OM en ce printemps 2026 ? D'un patron d'expérience, fédérateur, humble, à l'aise dans les domaines institutionnels et financiers, qui saura définir un cap réaliste et s'entourer intelligemment pour enfin éviter que ce club passionnant à l'environnement passionné s'autodétruise comme il le fait malheureusement trop souvent. L'antithèse de l'Ibère, en somme. C'est précisément le profil de Stéphane Richard. À lui, maintenant, de dénicher LE directeur sportif qui colle à son projet et à l'exigence d'une écurie comme l'Olympique.