"Contrairement aux exigences de la loi et à ses engagements, Nagui n'a jamais donné ses fiches de paye et le détail de sa rémunération à la commission d'enquête", révèle Charles Alloncle chez Cyril Hanouna. C'était hier soir en direct dans "Tout beau, tout neuf" sur W9 et le député a affirmer révéler cette information pour la première fois après l'adoption de son rapport.
Ainsi Charles Alloncle a affirmé :
"Je vais vous donner un élément que je n'ai pas révélé jusqu'à présent. Nagui, par exemple, en commission d'enquête, nous a promis, il était sous serment, qu'il enverrait l'ensemble de ses contrats et fiches de paie passées avec le service public.
Il expliquait que Banijay la société dont il est co-actionnaire, allait vous envoyer tous ces éléments. Dans les derniers jours de la commission d'enquête, c'était la semaine dernière, Banijay m'a envoyé un mail en me disant : "on ne vous enverra pas les contrats et fiches de paie de Nagui passées au titre du service public". Or, ils n'ont pas le droit de le faire.
C'est une commission d'enquête. On a normalement l'obligation de donner les documents demandés par la commission d'enquête.
La seule chose qui est opposable, c'est le secret défense. Je ne pense pas qu'une fiche de paie de Nagui, pour "N'oubliez pas les paroles" soit du secret défense. Le secret des affaires ne tient pas.
Dans une commission d'enquête, même le secret des affaires n'est pas opposable. Vous devez transmettre tous les contrats, toutes les fiches de paie, sachant qu'il y avait un sujet essentiel, c'était de savoir dans quelle mesure un animateur producteur sur le service public peut s'enrichir, peut se faire des marges importantes, peut se faire des rémunérations importantes.
C'était un point qui était important de soulever et de vérifier.
Et c'est là où je regrette le président de la commission d'enquête, le président Macroniste, que la présidente de l'Assemblée nationale, Yael Braun-Pivet, n'ait pas protégé aussi notre commission d'enquête, n'ait pas rappelé à l'ordre ses animateurs, ses sociétés de production, pour dire que c'est une obligation légale. C'est passible de poursuites, c'est passible d'amendes lourdes, c'est passible de poursuites pénales.
Ce n'est pas faute d'ailleurs de l'avoir dénoncé, d'avoir demandé du soutien à la présidente de l'Assemblée nationale, le président de la commission d'enquête. "