Le couple réclamait plus d’1,7 million d’euros à la professionnelle et à un artisan, qu’il accusait d’escroquerie au cours de la rénovation de sa résidence secondaire en Bourgogne.
L’architecte et l’artisan ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Marseille ce mardi 28 avril. Mais ils ont été déboutés de la procédure abusive qu’ils entendaient opposer à Kad Merad et Julia Vignali.
Le 10 mars dernier, le comédien et l’animatrice étaient venus en personne au tribunal correctionnel (https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/1130723144613314/kad-merad-et-julie-vignali-devant-la-justice-marseillaise-ils-reclament-plus-d1-7-million-e-a-leur-ancienne-architecte) de Marseille (https://www.laprovence.com/bouches-du-rhone/marseille-13055) pour présenter aux juges leur requête. Une citation directe (sans plainte, évitant de passer par le filtre du parquet) dans laquelle Kad Merad (https://www.laprovence.com/article/sorties-loisirs/6286827/kad-merad-la-culture-est-indispensable-partout.html) et Julia Vignali (https://www.laprovence.com/actu/en-direct/6302548/tele-julia-vignali-animatrice-de-lemission-le-meilleur-patissier-quitte-m6.html) accusaient donc l’architecte Elisa Q. et l’artisan qu’elle leur avait présentés Robert G.L., patron de la société Dr House, d’escroquerie (https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/5421026679416514/jugee-a-aix-pour-escroquerie-et-blanchiment-de-plus-de-13-5-millions-d-euros-dans-le-transport-illegal-d-alcool), pour un préjudice de plus d’1,7 million d’euros. Bien qu’éloignée du lieu des faits, la juridiction marseillaise (https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/4431675213483914/au-tribunal-de-marseille-un-sans-abri-juge-en-son-absence-pour-avoir-menace-deux-infirmieres-de-la-timone) avait été choisie après que l’architecte avait décidé d’emménager dans la région.
Explosion du budget de la rénovation d’une ferme en Bourgogne
Concrètement, le couple, qui avait acheté en 2021 une ferme en Bourgogne qu’ils voulaient rénover afin de s’y marier puis d’en profiter en résidence secondaire, reprochait à Elisa Q. d’avoir sous-estimé le coût des travaux, qui au fil de la rénovation, avait explosé, dépassant largement la valeur à la revente de la propriété. "Ils ont accepté un budget de 770 000 € incluant l’acquisition foncière et les travaux, contracté un prêt pour le financer. Il va coûter au final 1,9 million d’euros, soit une hausse de 200% !", avait calculé à l’audience leur avocat, Silvio Rossi-Arnaud.
L’architecte (https://www.laprovence.com/article/societe/3732795044295614/et-si-on-imaginait-la-ville-de-demain-larchitecture-urbaine-sur-le-long-chemin-de-la-transition-a-marseille), seule à la barre (l’artisan ne s’était pas présenté), avait contré cet argument en avançant que le budget initial qu’elle leur avait présenté n’était qu’estimatif et non contractuel. Il avait explosé, avait-elle affirmé, à cause des demandes extravagantes du couple Merad-Vignali, qu’elle n’avait pas suivies, n’étant pas en charge de la réalisation du chantier. Le parquet avait laissé à l’audience la libre appréciation du dossier aux juges du siège, s’abstenant de présenter des réquisitions.