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A31 bis : dernière réunion publique sous tension à Florange

2026-06-07 83 Dailymotion

Lors de la dernière journée de réunion publique sur le projet A31 bis, à Florange, l’État a eu grand mal à convaincre les militants et opposants historiques au projet.

« Il serait contre productif de ne pas y aller », disait Pascal Bolot, le préfet de Moselle, lors du lancement de l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique (DUP) en mai. Plus d’une centaine de personnes a donc assisté, ce samedi matin à Florange, à la dernière de la salve de réunion autour de ce projet A31 bis. Après une présentation d’une vingtaine de minutes par la commission d’enquête, les échanges se sont prolongés durant plus de deux heures et demie, avec la tension qui a monté au fil des interventions de plusieurs habitants et surtout d’opposants individuels ou en groupe.

Dans la salle, plusieurs figures historiques de l’opposition étaient présentes, parmi lesquelles des représentants du site de Bétange, sur le tracé, des responsables politiques verts comme Éliane Romani et Guy Harau, mais aussi l’ancien maire de Florange, Philippe Tarillon. La section locale de La France Insoumise s’est également montrée particulièrement offensive. Un point a toutefois été relevé à plusieurs reprises par des participants : l’absence de maires du territoire, seuls quelques adjoints ayant fait le déplacement.

Face aux nombreuses interrogations, Paul Bouzid, adjoint au chef de service transports de la DREAL Grand Est, a répondu méthodiquement aux questions portant sur la pollution, la santé, les impacts sur les sols, le futur péage ou encore la capacité réelle du projet à fluidifier le trafic. Pour l’État, l’objectif reste inchangé : absorber l’augmentation attendue des déplacements vers le Luxembourg à l’horizon 2050 et offrir une infrastructure capable de répartir davantage les flux automobiles. « La hausse est trop forte, c’est une véritable thrombose et donc comme en médecine, il fallait un pontage avec ce barreau », explique le directeur adjoint Patrick Cazin-Bourguignon en préambule.