Dans une tribune publiée sur le site du Figaro cette semaine, Maxime Saada, patron du Groupe Canal+, a tiré le signal d'alarme. L'ARCOM "poursuit un seul objectif : faire taire, puis faire disparaître, CNews que des millions de Français choisissent librement", a-t-il assuré.
Sur CNews, Pascal Praud a vivement réagi après la publication de cette tribune, et en a profité pour faire part également de sa grande colère.
"Ils veulent nous fermer, c'est clair!", a-t-il lancé, très énervé.
Avant de lâcher, furieux: "Ils veulent fermer CNews, Emmanuel Macron veut fermer CNews, voilà, on va le dire comme ça, Emmanuel Macron veut fermer CNews!".
Rappelons que cette semaine, dans Le Figaro, Maxime Saada a publié une Tribune dont les mots ont été pesés et la accusations graves et lourdes de sens. Le président du directoire de Canal+, a dénoncé ce qui est en train de se passer dans l'ombre et comment l'ARCOM est en train de préparer la mise à mort de CNews comme cela a pu être le cas pour C8.
La démonstration, de Maxime Saada est implacable et chaque exemple, chaque citation peut-être vérifiée et authentifiée. C'est un signal d'alarme qui a été tiré et c'est notre démocratie et sa libre expression qui sont en jeu.
Voici un extrait de cette tribune à retrouver en intégralité dans Le Figaro :
"La toute dernière mise en demeure de CNews , rendue il y a quelques jours par l’Arcom, vient d’ouvrir une brèche dans laquelle tout le paysage audiovisuel français risque de s’engouffrer. Et je pèse chaque mot. (...)
L’Arcom y inscrit, parmi les torts de la chaîne, la mise en cause répétée de l’action de l’exécutif. Qu’on relise le grief : « La répétition marquée, d’une séquence à l’autre, des mêmes commentaires et opinions, s’observe principalement s’agissant de l’action de l’exécutif, en raison de positions perçues comme insuffisamment fermes ou cohérentes. »
Ainsi, une autorité dite indépendante range la critique du pouvoir au rang des manquements. (...)
Le régulateur s’invite désormais dans la grille, dans le déroulé de l’émission, dans la fabrique intime d’une rédaction.
Il ne contrôle plus le respect de règles objectives, il juge un contenu éditorial, ses choix rédactionnels, et finit par dicter ce qu’une rédaction doit penser, dire, et montrer. (...)
Disons alors les choses telles qu’elles sont. Ceci n’est pas une décision de régulation. C’est une décision politique. Et elle poursuit un seul objectif : faire taire, puis faire disparaître, une chaîne que des millions de Français choisissent librement chaque jour.
(.)De toutes les démocraties où notre groupe opère, je n’en connais aucune autre qui soit allée jusqu’à retirer sa fréquence à une chaîne. Aucune, sauf la France. (...)"