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Aveux de Cédric Jubillar : "Il m'a dit: 'C'est moi!"", affirme son avocat - Il explique avoir déplacé son corps pour ne pas que ses enfants "voient ça"

2026-07-06 80 Dailymotion

Les avocats de Cédric Jubillar prennent la parole.

"Je voudrais d'abord rendre hommage à la mémoire de Delphine, j'ai une pensée émue pour elle. J'ai également une pensée très forte pour ses enfants, qui vivaient dans l'incertitude totale. J'espère que les réponses qui vont leur être apportées vont leur permettre de faire leur deuil", indique d'abord Maître Pierre Debuisson.

Et d'ajouter: "Ce qui est certain, c'est que depuis le début, il avait le besoin et l'envie de parler".

"Je l'ai écouté, j'ai appris à le connaître, j'ai noué un lien de confiance et assez rapidement j'ai ressenti qu'il avait le besoin de parler. Il était verrouillé psychologiquement depuis le début (...) C'était très difficile pour lui de parler", a-t-il ajouté.

"Il m'a dit "C'est moi qui suis à l'origine de la disparition de Delphine"".

Sur la localisation du corps, il a donné dans sa lettre "quelques précisions mais pas beaucoup de détails", indique Me Pierre Debuisson, ajoutant qu'il s'exprimera plus en longueur devant la justice avec qui il assure qu'il collaborera.

Avant de confirmer être passé à l'acte "après une énième dispute conjugale".

Et d'avoir décidé de déplacer son corps, pour ne pas que ses enfants "voient ça".

Selon sa version, Cédric Jubillar n'a pas déplacé seul le corps de Delphine Aussaguel. mettant en cause l'intervention d'une autre personne. "Il a pris la décision de déplacer le corps de Delphine avec le véhicule et nous a donné quelques précisions mais pas beaucoup de détails : il réserve toutes les précisions à la justice", poursuit l'avocat.

"Il pense d'abord à ses enfants et il s'est enfermé ensuite dans un engrenage", a ajouté Me Pierre Debuisson.

Et d'indiquer: "Il n'y a rien de plus important aujourd'hui" que de retrouver le corps de Delphine Jubillar.

L'autre avocat de Cédric Jubillar, Guy Debuisson, se dit "choqué par le délabrement psychologique" du peintre-plaquiste de 39 ans en détention, déplorant le fait qu'il soit à l'isolement "depuis cinq ans".

Et Me Pierre Debuisson de fustiger: "C'est flagrant, l'enquête été bâclée". "Si le travail avait été fait sérieusement, au bout de 48 heures, toutes les informations auraient été recueillies et le corps de Delphine retrouvé", martèle-t-il.

"Le travail de fond n'a pas été fait par les psychologues, les psychiatres", ajoute l'autre conseil, Me Guy Debuisson.

Cédric Jubillar "a des regrets profonds, sincères", assure son avocat Me Pierre Debuisson. "Il regrette son geste par-dessus tout" et "est affecté par l'absence de liens avec ses enfants", ajoute-t-il.