Dans la plus vaste station de travail archéologique au monde, une machine à remonter le temps scellée par la vase s'éveille en silence.
Dans les eaux de l'estuaire du Yangtsé, à Shanghai, parmi les plus fréquentées de la planète, le troisième recensement national du patrimoine culturel de 2007 donne le coup d'envoi, en 2010, à une prospection archéologique sous-marine dans la région de Shanghai.
Une silhouette massive en forme de coque surgit là où personne ne l'attendait. Ce n'est pas elle que l'on cherchait, mais elle pourrait bien détenir la clé du mystère qui entoure le commerce maritime de la fin de la dynastie Qing.
Dans une eau trouble où la visibilité est quasi nulle, un sonar de pointe révèle une épave de bois de plus de 38 mètres, parfaitement conservée. Un renflouage intégral et des fouilles archéologiques sans précédent vont commencer…