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Strasbourg. "On est réussites à notre physique" : Axelle dénonce les préjugés sur les femmes très tatouées

2026-07-15 9 Dailymotion

Axelle Fescia, une Strasbourgeoise de 28 ans, possède une particularité qu’elle met en avant. Elle a couvert son corps d’une soixantaine de tatouages. Tous ont une signification et lui servent à « sublimer son corps ». Mais dans son quotidien, nombreux sont les moments où ils lui portent préjudice et elle aimerait que cela change.

Les personnes tatouées associées à des gangs
Celle qui, dans la vie, exerce la profession de secrétaire médicale dans un établissement de santé de Strasbourg, a commencé à se faire tatouer à ses 18 ans. « Au début, les gens sont assez curieux, ont beaucoup de questions, veulent voir et toucher. Mais dès que l’on commence à être un petit peu plus tatouée, étonnamment ça devient gênant pour eux car c’est très visible ».

« Ils vont voir le tatouage comme quelque chose d’assez atypique. Associer ça aux mauvaises personnes, à des gangs, alors que pas du tout ! », clame la jeune femme que l’on peut retrouver sous le pseudo de Inked_Pumpkin sur Instagram.

« Un objet de fantasme pour les hommes »
« En tant que femme tatouée, et très tatouée, on a parfois l’impression d’être un objet de fantasme pour les hommes. Certains ont des regards très tendancieux et demandent ‘mais tu en as… partout partout ?’ », explique Axelle, l’air gêné.

Elle qui se dit « très fière de ses tatouages », qu’elle considère comme « de petites œuvres d’art », regrette de n’être réduite qu’à ça. « On ne nous voit que comme une petite poupée tatouée. Jamais on ne me parle de ma licence de psy ou de mon diplôme de secrétariat médical. On est juste réduites à un physique et on est questionnées que sur ça ».

Des difficultés dans le monde professionnel
Dans le cadre de son travail, cela a pu également se poser comme un problème. « J’ai eu d’autres métiers dans la vente et la restauration où l’on m’a dit que ça ne faisait pas professionnel et qu’il fallait absolument cacher mes tatouages », se souvient Axelle, encore frustrée.

Elle positive tout de même en disant que « le tatouage commence à être normalisé » dans la société, à ses yeux. « Mais l’on ressent encore des personnes réfractaires », détaille-t-elle.

Avec ses tatouages, Axelle s’est faite une place dans le monde du mannequinat. Elle est également ambassadrice d’une page de recensement de tatoueurs en nommée montatoueur.fr.