Aston Martin vient de nous sortir une toute nouvelle voiture en pleine saison.
Nouveau nez. Nouveau fond plat. Nouveaux pontons. Nouvel aileron arrière. Au total, seize pièces neuves d'un coup, c'est phénoménal.
Sauf que dès la première heure d'essais, tout part en vrille.
Mais pourquoi prendre un tel risque ? Aston Martin est l'écurie la plus lente de la grille, avec un seul point marqué cette saison. Alors elle arrête de développer sa voiture pendant des mois, et garde tout pour une seule grosse évolution.
Le plan est signé Adrian Newey. L'homme derrière les voitures de Vettel et Verstappen. Autant dire que quand cet homme dessine une voiture, tout le paddock regarde.
La voiture arrive même en retard. Les mécaniciens passent la nuit entière à la monter.
Et c'est là que ça devient fou.
Stroll s'élance. La roue arrière gauche part en travers. Suspension cassée, moins de quarante minutes de roulage.
Sa journée est finie. Mais l'autre voiture roule. Alonso signe le treizième temps des essais 1. Ça paraît minable. Sauf qu'on n'avait pas vu l'Aston aussi haut depuis des mois. Puis l'après-midi, tout retombe. Dix-neuvième, derrière une Cadillac.
Génie ou pure folie ? Réponse ce week-end.