A côté de Bali, dans l’île indonésienne de Sumba, des hommes et des femmes sont esclaves, de la naissance à la mort, de génération en génération. Ils travaillent pour leurs maîtres sans être payés, se transmettent en héritage, sont parfois brutalisés, et même pour les femmes violées. Leurs enfants subiront le même sort car « ce statut on ne peut pas l’effacer », comme le dit Kanisius Kanyali Hambarita. Le jeune homme de 34 ans est l’esclave de Umbu Ana Rara de trois ans son cadet.