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Le député Insoumis Louis Boyard promet que "CNews sera interdite dès la première semaine de l'arrivée au pouvoir des Insoumis"

2026-08-22 110 Dailymotion

Nouvelle charge spectaculaire de La France insoumise contre CNews et en particulier de l'ex-chroniqueur de TPMP, le député Insoumis Louis Boyard. Lors des universités d’été des Jeunes Insoumis, Louis Boyard a en effet déclaré que son mouvement ferait interdire la chaîne d’information en cas d’arrivée au pouvoir, "dès le première semaine" de la prise de fonction de Jean-Luc Mélenchon.

Devant un public enthousiaste, l’élu du Val-de-Marne a lancé : « On commencera par l’interdiction de CNews ». Selon les images et témoignages de la séquence, cette déclaration a immédiatement provoqué des applaudissements et des acclamations dans la salle. Louis Boyard évoquait alors les premières mesures qui pourraient être prises par son camp en cas de victoire électorale.

La déclaration intervient dans un contexte de très forte hostilité entre La France insoumise et CNews.

Depuis plusieurs années, Jean-Luc Mélenchon et de nombreux responsables LFI accusent régulièrement la chaîne du groupe Canal+ de favoriser les idées de droite et d’extrême droite. Louis Boyard lui-même a déjà dénoncé à plusieurs reprises ce qu’il considère comme l’influence politique de certains grands propriétaires de médias.

En janvier dernier, à l’Assemblée nationale, il accusait ainsi des milliardaires de chercher à « influencer l’opinion et les médias ». La France insoumise a également multiplié ces derniers mois les attaques contre CNews, certains élus réclamant une intervention beaucoup plus ferme de l’Arcom à son encontre.

La promesse d’une « interdiction de CNews » formulée par Louis Boyard va beaucoup plus loin qu’une sanction administrative contre un programme ou une mise en demeure. Une éventuelle disparition d’une chaîne ne peut en effet pas être simplement décidée par un député ou un gouvernement : elle est encadrée par la loi, les compétences de l’Arcom et le contrôle des juridictions.


La phrase de Louis Boyard apparaît donc avant tout comme une déclaration politique particulièrement offensive destinée aux militants présents. Elle risque néanmoins de relancer immédiatement le débat sur la liberté de la presse et sur les rapports particulièrement conflictuels entre LFI et les médias du groupe Bolloré.