Entre frontières et guerre oubliée !
Couplet 1
Salut à tous, j’entends des voix
Qui disent qu’une armée fait la loi
Qu’elle est puissante, qu’elle est grandeur
Mais la vérité demande profondeur
Car un pays, ce n’est pas qu’un drapeau
Ni des soldats marchant de haut
Il y a les frontières, les vieilles douleurs
Les accords fragiles, les tensions, les peurs
Refrain
Une armée forte ne suffit pas
À faire taire les blessures d’en bas
Ni les mémoires, ni les combats
Qui vivent encore là où l’on ne voit pas
La guerre promet, puis elle détruit
Les corps, les terres, les rêves, les vies
Et sous les cris des grands discours
C’est la paix qu’on cherche toujours
Couplet 2
Au sud, la nuit retient les noms
Pattani pleure dans le silence profond
Yala, Narathiwat blessées
Par l’histoire qu’on n’a pas pansée
Ce n’est pas qu’une affaire d’acier
Ni de soldats prêts à marcher
Il y a des racines, des identités
Des foi blessées, des siècles noués
Refrain
Une armée forte ne suffit pas
À faire taire les blessures d’en bas
Ni les mémoires, ni les combats
Qui vivent encore là où l’on ne voit pas
La guerre promet, puis elle détruit
Les corps, les terres, les rêves, les vies
Et sous les cris des grands discours
C’est la paix qu’on cherche toujours
Pont
Les khmère s’adaptent dans la jungle, les frontières aussi
Que même la force a ses limites ici
On peut dominer sans vraiment gagner
On peut tenir sans jamais apaiser
Les peuples n’oublient ni la peur ni le prix
Quand le feu revient troubler la vie
Alors la sagesse apprend parfois
Que parler vaut mieux que croiser le fer chaud
Couplet 3
Un État cherche à ne pas tomber
À protéger sans tout briser
Préserver l’ordre, tenir debout
Sans perdre son peuple au bout de la folie
Même équipée, même entraînée
Une armée reste liée
Aux lois, aux choix, aux réalités
À ce que le terrain vient imposer
Outro
Alors non, la force à elle seule
Ne met pas fin aux longues querelles
Il faut du dialogue et du temps
Du pain, de la paix pour les vivants
Et nous non plus, nous ne sommes pas
Ces hommes faibles qu’on montre du doigt
Qu’ils parlent fort s’ils le veulent bien
Nous, on connaît le poids du destin
À très vite pour d’autres histoires !
Neary