Une tempête, dont on ignore tout a scellé L'épave du Changjiangkou n°2 dans les profondeurs pendant plus de cent cinquante ans. Aujourd'hui, faire passer les 22 poutres incurvées revient à enfiler, avec une précision extrême, une aiguille dans le brouillard. Le chantier s'enlise à plusieurs reprises ; chaque pas en avant met la technique et la ténacité à rude épreuve. De la fournaise de l'été jusqu'au cœur de l'automne : trois typhons, huit vagues de froid, 892 plongées cumulées, 2230 heures de travail sous l'eau. Quand le premier mât crève enfin la surface du fleuve, on touche du doigt la frontière du temps. Mais le vrai mystère, lui, commence tout juste à refaire surface.