L’histoire du peuple khmer
Couplet 1
À Phnom Penh, sous un ciel tant de souvenirs,
Un enfant rêve au milieu des histoires,
Dans les chansons, dans les gestes anciens,
Il entend battre le cœur cambodgien.
Nuon Kan porte une flamme discrètement,
Celle des mots qu’aucun vent n’éteint jamais,
Et dans ses mains, comme un destin offert,
Naît la musique d’un peuple qui espère.
Refrain
L’histoire du peuple khmer,
C’est une rivière à travers l’hiver,
Des larmes, des chants, des prières de pierre,
Mais toujours debout, toujours fier.
L’histoire du peuple khmer,
C’est la mémoire plus forte que la guerre,
Un feu vivant dans la nuit sur la terre,
Le cœur du Cambodge à jamais sincère.
Couplet 2
Jusqu’à la France il est allé chercher
L’art de la scène et la vérité,
À la Sorbonne il a forgé sa voix,
Pour rendre aux siens la force et le choix.
Puis vint le temps du fracas et du sang,
Des jours brisés par la peur et le vent,
Dans le silence des maîtres disparus,
Il a su garder les chants perdus.
Refrain
L’histoire du peuple khmer,
C’est une rivière à travers l’hiver,
Des larmes, des chants, des prières de pierre,
Mais toujours debout, toujours fier.
L’histoire du peuple khmer,
C’est la mémoire plus forte que la guerre,
Un feu vivant dans la nuit sur la terre,
Le cœur du Cambodge à jamais sincère.
Pont
Exilé loin de la terre sacrée,
Il a porté son pays dans ses pensées,
Et de Long Beach jusqu’aux rizières d’antan,
Il a semé l’espoir dans le cœur des enfants.
Quand il revint enseigner aux siens,
C’était pour dire que rien ne meurt vraiment,
Tant qu’une voix reprend le nom khmer,
Tant qu’un poème éclaire la poussière.
Refrain final
L’histoire du peuple khmer,
C’est une blessure devenue intacte,
Des cendres levées comme une bannière,
Un peuple debout, libre et fier.
L’histoire du peuple khmer,
C’est un serment transmis à la terre entière,
Par ceux qui chantent malgré les frontières,
Le nom du Cambodge dans l’éternité.
Message
« Que le monde entende enfin la voix du peuple khmer : malgré les guerres, l’exil et les silences imposés, nous demeurons debout face à l’histoire, nous portons dans son chant la dignité d’une civilisation que rien n’a pu effacer — et Nuon Kan en fut l’un des plus ardents messagers. »
Neary